SOTRES – Sous-traitance et Services

DATE DE PUBLICATION

2018

TYPE

Entreprise Adaptée

NOM

SOTRES – Sous-traitance et Services

LOCALISATION

171, avenue Georges Clemenceau 92024 Nanterre Cedex

Tél : 01 41 20 99 39 ou 01 41 20 99 44

ACTEURS

3 ETP :

Président, Directeur Général par intérim

1 chargée d’insertion

1 administratif

1 chargée de production

DATE DE MISE EN OEUVRE

1992

CIBLE / OBJECTIFS

L’association SOTRES est spécialisée dans la réinsertion professionnelle de personnes en situation de handicap dû à des troubles psychiques passés

NOMBRE DE PERSONNES HANDICAPEES

30 salariés 100% handicapés psychiques

Environ 20 ETP

DESCRIPTION DETAILLEE DU DISPOSITIF

SOTRES est une passerelle vers le milieu ordinaire de travail. Les personnes sont envoyées par CAP EMPLOI ou se présentent spontanément. Beaucoup viennent de l’hôpital de jour Mogador (SPASM) qui propose des soins de réadaptation sociale et professionnelle, de la MGEN ou d’Alexandre Dumas. Elles sont stabilisées et ont au minimum le bac et en moyenne bac+4.

 

Il n’y a pas de suivi médical à SOTRES ; Les personnes sont suivies par leurs soignants habituels, qui sont connus de l’EA, mais ne sont contactés qu’exceptionnellement. Les encadrants et la chargée d’insertion suivent l’état des personnes pour prévenir d’éventuelles rechutes.

 

Le fonctionnement a évolué ces dernières années. Les activités de production en interne ont été en forte décroissance alors que les clients demandent de plus en plus des travaux sur leur site.

 

L’objectif est de les faire embaucher en entreprise ordinaire en un ou deux ans. Donc, on leur propose au départ de petites missions (1 à 3 jours) à mi-temps. Puis on monte progressivement vers des missions à temps plein ou 4/5. (4 jours de 6 h, avec coupure le mercredi). Cependant, certaines personnes âgées, recrutées il y a longtemps, resteront à SOTRES jusqu’à la retraite

 

Les activités proposées utilisent toutes l’informatique, la bureautique, et internet. Certaines activités ont été abandonnées, soit parce qu’elles n’intéressaient pas les personnes (standardiste, hôtesse d’accueil), soit parce qu’elles n’intéressaient plus les entreprises clientes (PAO, logistique administrative, mise sous plis, envoi en masse). De nouveaux métiers ont été proposés, utilisant au maximum l’intelligence des personnes : mise à jour d’informations (sites internet), webmaster, gestion électronique de documentation (GED) et dématérialisation, travail administratif sur site, traduction de et vers l’anglais, conciergerie d’entreprise. Cette dernière activité est la plus compliquée et celle qui demande le plus de support de la conseillère d’insertion ; de fait on constate que la plupart des personnes qui retrouvent un travail en milieu ordinaire sont passées par la conciergerie.

 

Un contact régulier est maintenu avec la personne. Quand elles sont en entreprise le contact est maintenu par téléphone (elles peuvent aussi venir pour une formation, un entrainement), mais cela n’est pas suffisant et la conseillère d’insertion va toujours sur place les rencontrer avec le responsable hiérarchique. Si la situation pose problème, il convient d’en analyser la cause et de rapidement mettre en place l’action qui s’impose. Cette réactivité est essentielle pour garder la motivation du salarié et la satisfaction du client. La connaissance par le client du handicap psychique facilite cet échange et la recherche de solution

La sortie de l’EA vers le milieu ordinaire se fait au moment où la personne sent qu’elle est suffisamment autonome et qu’elle peut se lancer. Cela prend en général de 12 à 36 mois. La Chargée d’insertion aide la personne dans sa recherche, mais elle lui laisse faire ses démarches par elle-même, comme les visites chez l’employeur pressenti. Après le départ de l’EA, des contacts peuvent être maintenus avec les personnes qui en éprouvent le besoin.

 

Si la personne ne peut pas ou ne souhaite pas poursuivre dans les activités proposées, après la fin de la période contractuelle (12 mois actuellement), une évaluation lui est proposée dans un centre de Pré-Orientation Spécialisée comme le centre Alexandre Dumas géré par l’Association « VIVRE. » Après examen de ses capacités elle sera orientée vers une autre activité. Certains peuvent reprendre un travail en milieu protégé ESAT, ou participer aux activités d’un GEM, ou du Club House.

 

Les personnes travaillant à SOTRES y restent en moyenne 2 ans. 5 à 6 personnes sortent chaque année vers le milieu ordinaire et 1 à 3 vers des centres de réorientation professionnelle comme le centre Alexandre Dumas.

LIMITES

Les personnes peuvent ne pas poursuivre dans l’entreprise où elles ont été embauchées à la sortie de SOTRES.

Elles auront alors comme tout chercheur d’emploi des difficultés à retrouver du travail.

 

OBSTACLES

 

Délai de dossiers : Il faut de 6 à 9 mois de délai pour que la CDAPH examine la demande de passage en milieu ordinaire.

 

Temps minimum de travail : La loi impose un temps partiel minimum de 24 h par semaine, ce qui est difficile à effectuer par le nouveau salarié à son arrivée. Cela a aussi un effet néfaste sur ses revenus en raison de la suppression de l’AAH (disparition de la RSDAE au-delà de 17,5h).