Atelier Thérapeutique en Milieu Professionnel Ordinaire (ATMPO)

DATE DE PUBLICATION

2016

TYPE

Atelier Thérapeutique

NOM

Atelier Thérapeutique en Milieu Professionnel Ordinaire (ATMPO)

LOCALISATION

Hôpital psychiatrique, CH Montperrin – Service de sociothérapie et de réinsertion
109 avenue du petit Barthélémy / 13617 Aix-en-Provence / Secrétariat : 04.42.16.16.63

ACTEURS

2 Infirmières psychiatriques, coordonnatrices de l’atelier

DATE DE MISE EN OEUVRE

depuis 1994

CIBLE / OBJECTIFS

Projet thérapeutique orienté principalement vers la réinsertion professionnelle et la réadaptation sociale de patients stabilisés
Il s’agit d’un réentraînement au travail : reprendre confiance, se sentir utile.

NOMBRE DE PERSONNES HANDICAPEES

30 bénéficiaires au plus peuvent être suivis en même temps. Actuellement, il y a 11 « stagiaires » et une quinzaine de personnes en atelier de préparation.

DESCRIPTION DETAILLEE DU DISPOSITIF

l’ATMPO s’adresse des personnes qui ont été soignées en psychiatrie, pas obligatoirement hospitalisées, et qui sont suivies en CMP/HDJ/CATTP
Ils peuvent être aussi usagers de SAVS/SAMSAH ou résidents en foyer. Certains sont suivis par un psychiatre privé.

  • Premier temps : une matinée par semaine, atelier de préparation qui permet d’évaluer les capacités du bénéficiaire, à retisser du lien social et à accepter les contraintes liées à la vie en entreprise (ponctualité et assiduité).
    Il s’agit de remobiliser des capacités (concentration, compréhension, mémorisation) mises à mal par la maladie. Travail de lecture avec la presse : actualité, questions de société. Travail d’écriture.
    Recherches et travail sur internet.
  • Deuxième temps : le « stage », c’est-à-dire la mise en situation professionnelle en milieu ordinaire de travail en adéquation avec les souhaits des participants
    L’insertion se fait très progressivement: une demi-journée d’abord, jusqu’à 20h au maximum. Les infirmières viennent 1 fois par semaine sur le lieu de travail voir comment les choses se passent.
    Outre le fait de recouvrer des capacités cognitives mises en veilleuse le temps de la maladie, les participants reprennent confiance en eux et dans leur capacité à évoluer dans le monde de travail (sans stress excessif puisqu’ils ont accompagnés et soutenus). Pas de rendement demandé.
    Il y a aussi la fierté de retrouver un statut social, de se rendre «utiles», de recevoir en échange de leur travail un chèque même minime, de se réinsérer dans la société. Pour certains, c’est le regard de l’entourage qui change.
    Il s’agit d’un accompagnement à moyen/long terme de 4/5 ans, toujours en contact avec les interlocuteurs institutionnels (dont les médecins), le milieu associatif, les entreprises et quelquefois avec les familles.
    Après la période de «stage», les participants sont accompagnés dans la demande de RQTH, puis vers
    l’emploi en ESAT, ou vers recherche d’emploi. Le relais est alors pris par Cap-Emploi ou Isatis + l’équipe de soins référente.

AVIS DES BENEFICIAIRES

Retours positifs
Un exemple particulier de parcours :
« Jeune femme orientée vers l’ATMPO par le Foyer l’Orée du Jour, stabilisée (titulaire d’un diplôme universitaire avant la maladie). Une année à l’Atelier de préparation, puis « stage » dans un organisme de Formation pour travailleurs sociaux : 1/2 journée/semaine, puis 2, puis 3… Au bout de 2 ans, fin du « stage »
avec l’ATMPO ; mais cette même structure l’embauche avec une RQTH en CDD à mi-temps en Octobre 2012.
Depuis septembre 2014, le CDD est transformé en CDI (3/4 temps) : poste de secrétaire-documentaliste. »

LIMITES

Trouver suffisamment d’entreprises diverses qui acceptent de « jouer le jeu ».
Il manque un chaînon entre l’ATMPO (maximum 20 h par semaine) et l’ESAT (dans les Bouches du Rhône, temps plein de 35h obligatoire). Le rythme plus soutenu de l’ESAT constitue un passage violent et brutal.